Medecine

Photo du Centre Hospitalier, datant de 1970 environ.

Juste avant l ouverture du.lycée et la réalisation de la rue Robert Solente.

 

Le passé du Centre Hospitalier d’ALBERT est un témoignage de l’Histoire de FRANCE. Une Maladrerie aurait été fondée au milieu du VII° siècle par les Moines de Centule (Saint-Riquier) auxquels Dagobert avait fait don des terres d’Ancre et de Bray.



L’existence d’une léproserie est attestée par le document le plus ancien appartenant aux fonds d’archives du Centre Hospitalier à savoir une Bulle du pape Alexandre III datant du 23 mars 1175 par laquelle il place « la maison des lépreux d’Encre » sous sa protection. Par ailleurs, trois autres Bulles font état de diverses interventions de la part de ses successeurs, les papes Célestin III, Innocent III et Martin IV, afin de maintenir l’ordre et les droits de l’établissement entre 1197 et 1281.

Il semble que la léproserie ait progressivement élargi ses missions pour devenir, dès 1333, une maladrerie accueillant, outre les lépreux, l’ensemble des personnes pauvres et malades. Rassemblés dans un premier temps à l’hôpital de Bray, les biens des maladreries de MIRAUMONT et d’ALBERT sont ensuite réunis par un arrêt daté du 18 juillet 1695 et joints à l’hôtel-Dieu d’ALBERT, la ville la plus proche, à condition d’y recevoir les pauvres malades des paroisses environnantes. On peut donc considérer que la fondation de l’hôtel-Dieu a véritablement eu lieu à cette date. Durant la période révolutionnaire, les hôpitaux français sont nationalisés par décret du 23 Messidor an II, puis municipalisés deux ans plus tard par la loi du 16 Vendémiaire an V. Les communes nomment une commission administrative afin d’assurer la surveillance des hospices civils de l’établissement. A compter de cette date, l’hôpital devient hôpital hospice. L’établissement connaît une nouvelle organisation dès le XIXème siècle. Les maires, échevins et habitants de MIRAUMONT protestent contre l’union de leur maladrerie à l’hôtel-Dieu d’ALBERT. Ils engagent une procédure de séparation en 1785, qui aboutit à la séparation définitive des deux établissements et de leurs biens respectifs en 1836. En 1841, le bâtiment qui abrite l’école est pourvu d’un étage pour le logement des sœurs et la lingerie. A la fin du XIXème siècle, l’hôpital devient trop petit et ne répond plus aux normes d’hygiène. En 1901, l’établissement est transféré hors de la ville, au lieu-dit « les Gauguières », approximativement à son emplacement actuel. En 1913, on y compte 111 lits.

Pendant la première Guerre mondiale, il sert d’hôpital militaire en 1914 ; au moins 30 blessés y sont soignés en août. Rapidement détruit par des bombardements, il est transféré à AMIENS au numéro 3, place de la Neuville.
Après le conflit, grâce aux subventions de l’Etat pour dommages de guerre, aux dons du Pari mutuel et à la générosité de la ville de Birmingham, un nouvel hôpital plus moderne est reconstruit sous forme pavillonnaire. Il est inauguré en 1932 par le Président de la République, Albert LEBRUN.



Au cours de la seconde guerre mondiale, l’hôpital subit quelques destructions isolées. La fin de l’hôpital hospice est consacrée par la loi du 21 décembre 1941 et son décret d’application du 17 avril 1943 qui posent les bases de l’institution moderne. Une commission médicale consultative est établie, tout comme la fonction de Directeur d’hôpital.

 

Façade du pavillon Birmingham



La réforme hospitalière promulguée par la loi du 31 décembre 1970 remplace la commission administrative par un conseil d’administration présidé par le maire.

L’ordonnance n° 2005-406 du 2 mai 2005 simplifie le régime juridique des établissements de santé.

La loi Hôpital, Patients, Santé et Territoires du 21 juillet 2009 institue un directoire, nouvel organe dirigeant, et substitue un conseil de surveillance (doté de pouvoirs de contrôle) au conseil d’administration. Cette loi redéfinit les missions et la gouvernance des établissements de santé.

Cour intérieure

Vue sur le bâtiment A et le pavillon Birmingham

 

Façade du bâtiment B

 

L'ensemble des photos de l'historique sont extraites du fond d'archives de l'établissement