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Le docteur Annick Trencart tire sa révérence après 27 ans au CH d’Albert

Arrivée en 1993, le docteur Annick Trencart est une figure de l’hôpital d’Albert. Présidente de la CME (commission médicale d’établissement) et chef du service médecine, elle a accompagné l’évolution de l’hôpital dans le temps et laisse ses collègues reconnaissants.

 

Courrier Picard -Mis en ligne le 24/09/2020 par Martin LEVISSE

 

Ils étaient nombreux venus souhaiter au Docteur Annick Trencart un bon départ en retraite ce jeudi dans la chapelle du CH d’Albert. Nombreux également à louer le travail qu’elle a accompli tout au long de son passage à l’hôpital. « Nous avons réussi à faire évoluer l’hôpital au rythme de l’évolution de la médecine et c’est un peu grâce au docteur Annick Trencart », commente Nadia Dilly, cadre de santé à l’hôpital qui était jusqu’à peu son binôme. « C’est vrai que lorsque j’ai commencé la médecine en 1981, on en était encore à réutiliser des seringues que l’on stérilisait. Depuis on est passé au tout jetable, ce qui est bien plus hygiénique. Mieux encore, le rapport entre le médecin et le patient a changé. Autrefois on demandait presque aux patients de s’adapter au personnel médical, tandis qu’aujourd’hui on essaye de mettre l’usager au cœur de nos processus », confirme le docteur.

Ayant obtenu son diplôme en 1980 à l’université d’Amiens, le docteur Trencart à d’abord commencé sa carrière en tant que médecin libérale à la maison médicalisée d’Albert. Puis en 1993, lorsqu’un poste à mi-temps se libère au centre hospitalier albertin, elle se lance. « La médecine libérale n’est pas inintéressante, mais je souhaitais travailler dans le cadre d’un hôpital, avec une équipe et tous les défis qu’on peut y trouver », explique-t-elle. Et depuis les années 2000, elle était chef du service médecine puis présidente de la commission médicale d’établissement (CME). « Dans le même temps, je me suis spécialisée en médecine gériatrique pour répondre aux défis de notre hôpital qui accueille un EHPAD »

Le Covid à trois mois de la retraite

Sa dernière année de service ne fut cependant pas de tout repos. Elle n’avait pas vraiment prévu l’arrivée d’une pandémie mondiale seulement trois mois avant son départ en retraite. « Ce coronavirus nous a tous déstabilisés. Il a fallu très rapidement s’adapter à une maladie nouvelle, dont on ne connaissait rien. Vivre ce genre de situation pour un médecin rend très humble. Mais heureusement nous avons su faire face avec mon équipe et je sais que la relève est prête pour faire face à toutes les crises à venir. »

Trois questions au docteur Antoine Fontaine, nouveau chef du service de médecine du CH d’Albert

 

Vous remplacez le Dr. Trencart à la tête du service de médecine de l’hôpital d’Albert, comment voyez-vous l’avenir de cette institution ?

D’abord on va essayer de pérenniser nos acquis : la force de notre service gériatrique, etc. J’étais en poste au CHU d’Amiens de 2015 à septembre 2020 mais je pense que les hôpitaux de proximité comme celui d’Albert sont une force pour un territoire. Nous allons essayer d’être de plus en plus efficace en créant des liens avec le CHU, mais aussi avec des hôpitaux comme celui de Doullens ou de Péronne.

Y-a-t-il des projets spécifiques pour le CH Albertin ?

D’abord, faire venir de plus en plus de spécialistes sur site, afin de proposer aux habitants un maximum d’expertises sans avoir à se déplacer au CHU d’Amiens. Pour les projets plus concrets, nous essayons de monter un centre de traitement des troubles du sommeil, dont l’apnée du sommeil est l’exemple le plus connu. Nous avons deux lits déjà en fonction et nous espérons monter à quatre lits dans le futur.

Vous prenez vos fonctions en plein pendant la reprise de la pandémie de Covid-19...

C’est un vrai défi. Mais je tiens à rappeler que tous les patients qui sont hospitalisés au CH sont immédiatement dépistés. Quant à la deuxième vague qui semble arriver, je ne me fais pas trop de soucis. La force du service publique c’est de s’adapter… Enfin, si on en a les moyens.

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